Thérapie par le Jeu de Sable

Marie-Jeanne Kulcsar

Origine et indications de la thérapie par le jeu de sable

Origine de la thérapie par le jeu de sable

La première forme du jeu de sable s’appelait « le jeu du monde » et avait été créée par Margaret Lowenfeld - pédiatre et psychanalyste anglaise.

Au cours d’un séminaire à Londres, Dora M. Kalff, alors élève du psychiatre suisse C. G. Jung, découvre le jeu du monde et comprend rapidement la valeur et le potentiel de cet instrument thérapeutique.

Elle décide alors d’adapter cette technique qu’elle nommera « jeu de sable », en modifiant certains éléments du cadre, et en redéfinissant les rapport entre client et praticien.

A la différence de Margaret Lowenfeld, si la mise en scène du jeu permet bien d’accéder aux émotions profondes de l’individu et à leur extériorisation, le principe du transfert et contre-transfert entre le client et le thérapeute est partie intégrante du processus.

Le jeu de sable fut d’abord utilisé comme outil de diagnostic avant de devenir un outil de développement et d’épanouissement à part entière. Peu connu en France, il est plus largement développé en Allemagne, Italie, Grande-Bretagne, Suisse, USA et Canada.

Domaines d’application

De part sa dimension non verbale, le jeu de sable est particulièrement bien adapté aux enfants, même très petits (à partir de 18 mois). Il ne demande pas d’habileté particulière et offre la possibilité d’une expression très riche parce que passant par le symbole.

La thérapie par le jeu de sable permet d’accéder à des couches profondes de l’inconscient autorisant l’expression de contenus pouvant avoir eu lieu au stade préverbal de l’enfant ou de l’adulte.

La thérapie par le jeu de sable est adaptée pour les troubles du comportement, mutisme sélectif, traumatisme, trouble de l’attachement, anxiété, échec scolaire...

“Les mains peuvent souvent résoudre des énigmes avec lesquelles l’intellect a longuement débattu en vain”. C.G. Jung, 1916.